Le petit journal d’écosophie N°1 février 2011
Tant que j’aurai la capacité de m’émerveiller je crois que cela ira…..
Nos enfants construiront le futur. Il est important de les y préparer. La sensibilisation de nos enfants aux défis écologiques majeurs qui surgissent actuellement est un acte responsable. C’est grâce à leur culture à leurs connaissances et a leur détermination qu’ils seront en capacité de réagir, de proposer des alternatives, de faire entendre leur voix, de prendre ou d’influencer les décisions et stratégies politiques, sociales et économiques, de mener à bien des discussions et d’être en mesure de modifier leur ville et leur environnement.
LA MUTATION : c’est une transformation irréversible de la société qui induit des changements, des comportements, des modes différents de pensée.
Cette crise économique, sociale et environnementale nous impose de nous interroger sur la position de l’homme dans notre société.
Nous avons besoin d’une vision anticipatrice. Mais encore faut-il apprécier les problèmes et d’offrir des solutions.
Repenser et organiser les futurs choix de nos enfants, tel est notre objectif à travers ce journal.
Il y a crise écologique lorsque le milieu de vie d´une espèce ou d´une population évolue sur un mode défavorable à sa survie. La surpopulation est un état démographique caractérisé par une insuffisance des ressources disponibles pour durablement assurer la pérennité d´une population ou de sa descendance, sur un habitat territorial (local, régional, national, continental ou planétaire).
Changement climatique, perte de biodiversité, démographie galopante, crise énergétique, épuisement des ressources …..
Pourquoi n’arrivons nous pas à réagir ? Pourquoi ne voulons nous pas croire ce que nous savons ?
L’ère du pétrole bon marché est fini … nous entrons dans une nouvelle ère.
Imaginons notre ville de Mèze. Celle du futur proche, celle de 2025.
Je vous propose d’animer le débat tous les trois mois en diffusant ce petit journal. Nous essayerons de vous confier des informations sincères (articles, points de vue de scientifiques, de démographes, de sociologues, de philosophes, de naturalistes, d’économistes, d’ écosophes…).
Merci de bien vouloir diffuser cette petite information à vos proches, voisins, amis. Nous sommes tous concernés. L’action individuelle est indispensable, elle révèle votre volonté personnelle.
Vous avez des infos, un point de vue …Que pensez vous…
…des antennes relais sur Mèze ?
…d’une cantine Bio pour nos enfants ?
…d’une zone de maraîchage municipale ou extra-municipale ?
…de l’avenir de la pêche ? de la conchyliculture ?
…de la réduction des éclairages publics ?
…de l’extension des zones d’habitations (nouveaux quartiers) ?
…du développement du commerce et de l’artisanat de proximité ?
…du covoiturage ?
…du détournement de la nationale qui traverse Mèze ?
…de la montée des eaux et de la modification du trait de côte ?
…du type d’agriculture que nous pourrions développer ?
…de la biodiversité ?
…du développement des énergies renouvelables ?
2011 : 7 MILLIARDS DE TERRIENS, DÉJÀ !
Chaque seconde correspond à 5 naissances : une véritable overdose pour notre planète
Tableau de bord : Le 17 janvier à 19h36 débuta la rédaction de cet article. Le compteur de l´INED (Institut national d´études démographiques) affichait 6.950.060.265 habitants. Le même jour, à 22h15 quand s´acheva cette rédaction, le même compteur marquait 6.950.083.783 terriens.
En l’espace d’à peine 3 heures, la Planète s’est enrichie de 23 518 habitants.
De toutes les actualités qui nous parviendront en 2011, il y a fort à parier que la plus sensationnelle (dans le vrai sens du mot) sera l´annonce du cap des 7 milliards d´humains que nous franchirons dans le courant de l´année. Ce n´est pas rien puisque nous n´étions que 3 milliards en 1960, c’est-à-dire « hier ».
« La Terre peut nourrir 30 milliards d´individus s´ils devaient vivre comme les habitants du Bangladesh, et seulement 700 millions s´ils devaient tous vivre comme des Européens. » Le Quid 2001
« Une étude des Nations unies (en 1970 !) pose la question suivante : Étant donné la capacité agricole et industrielle mondiale, le développement technologique et l´exploitation des ressources, combien de personnes pourrait-on faire vivre sur Terre avec le niveau de vie actuel de l´Américain moyen ? La réponse est : 500 millions tout juste. » Arne Næss
Les riches fabriquent des pauvres et la surpopulation détruit la Terre.
« Pendant huit jours, il y a longtemps, j’ai vécu comblé des biens de ce monde : nous dormions sans toit, sur une plage, je me nourrissais de fruits et je passais la moitié de mes journées dans une eau déserte. J’ai appris à cette époque une vérité qui m’a toujours poussé à recevoir les signes du confort, ou de l’installation, avec ironie, impatience, et quelquefois avec fureur. Bien que je vive maintenant sans le souci du lendemain, donc en privilégié, je ne sais pas posséder…je suis avare de cette liberté qui disparaît dès que commence l’excès des biens ».
Albert Camus, préface de la réédition de L’Envers et l’endroit.
Les questions que je me pose sont celles-ci:
Sommes-nous heureux en tant qu’hommes ? Est-ce que le monde est fondamentalement meilleur grâce à la science et à la technologie ?
Nous faisons notre marché par téléphone, nous surfons sur le net, mais en même temps nous nous sentons plus vide, plus seul et plus coupé les uns des autres. Nous sommes devenus une société synthétisée. Nous avons des boulots durs et parfois idiots, nous prenons des vacances comme des forcenés, nous fonçons dans des centres commerciaux pour acheter des quantités de choses, pour essayer de combler les trous de notre vie. Ça n’est pas étonnant que nous ayons perdu une grande partie de nos repères.
Que l’enthousiasme nous emporte tous !
Identité nationale
Des lois – encore des lois
Pour blanchir les puissants
Qui n’ont même plus la classe
Qui sont de vrais faisans
Des interdits partout
T’es pas assez mature
Pour savoir si tu peux
Fumer dans la nature
Insulter la police
Ou bien le président
écrire ce que tu veux
Chanter ce que tu sens
Y’a des censeurs partout
Mentalité de flics
Ou bien de courtisans
Rampants dans la milice
Y’en a marre…
Y’en a marre…
Y’en a marre…
On est tombé bien bas
Bien plus bas que tu ne crois
On se croirait revenu
à vichy chez Pétain
La ou les étrangers
Les juifs -les arméniens
étaient placardés là
Sur cette affiche rouge
Là ou monsieur Bousquet
Disait << personne ne bouge>>
Ils vont dans ton passé
citoyen anonyme
Fouiller dans ton casier
Judiciaire – et ça rime
Voir si t’es bon français
Si t’as de bons réflexes
Tu fréquentes pas des gens
Patibulaire –mais presque
Y’en a marre…
Y’en a marre…
Y’en a marre…
On est tombé bien bas
Bien plus bas que tu ne crois
Alors que le crédit
T’encercles – t’infantilises
Tandis que les banquiers
Jouent avec la banquise
Que tes amis d’enfance
Redeviennent étrangers
T’as peut être quand même
des questions à poser
la nuit sur internet
partage tes insomnies
avec des anonymes
et des flics des Rg
tu deviens repérable
sur ton adresse IP
t’es cerné
en croyant que t’es libre…
le blues
Y’en a marre…
Y’en a marre…
Y’en a marre…
On est tombé bien bas
Bien plus bas que tu ne crois
Y a les petits marquis
Qui te prennent pour un con
Avec une arrogance
Du temps de napoléon
Qui frime avec tes sous
Dans des cours d’opérette
Mais qu’en est –ce qu’on les vire ?
Quand est –ce qu’on les jette ?
Texte tiré de l’album de Bernard Lavilliers
Causes perdues et musiques tropicales (2010)
Editions : Big Brother compagny
Les morts ne savent qu’une chose
Il vaut mieux être vivant
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lecture très enrichissante